Bonsoir,
Je continue sur ma lancée littéraire. Je vous propose de continuer l’exercice de la dernière fois, et de partir de cette scènette que nous avions imaginés ensemble. Enfin, que je vous contais plutôt.
Ce qui se cache…
La neige tombe doucement, délicatement, recouvrant de son manteau ce caillou grisonnant. Malgré son effort pour se débarrasser du froid qui l’enveloppait, cette étreinte naturelle ne cessait. Il avait beau recommencer, ré-essayer, toujours avec la même lenteur énergique d’un mouvement inattendu, cela continuait.
C’est dans un clignement d’yeux que tout se passe, dans cette première seconde d’une volonté de se relever encore que la scène change. La neige déposée délicatement à sa surface se met à émettre une vapeur reconnaissable, un nuage s’évaporant au-dessus du caillou prenant vie de nouveau. Lorsqu’il nous regarde, ce ne sont plus ces yeux bleu grisonnants qui pouvaient nous émouvoir. Non, c’était des yeux jaunes et rougeoyants, des yeux de lave et de flamme.
La lumière apaisante laisse alors place à une obscurité teintée de particules sortant du sol, effaçant avec une précision chirurgicale toute trace de ce silence étouffé. Ces braises qui s’élèvent remplacent le doux mouvement des blancs flocons, virevoltants tout atour du caillou.
Ce minéral, dont on ne savait s’il était un rocher, devient un roc impressionnant non pas par sa taille mais par sa prestance. Ses yeux décidés, emplis de détermination, de légères fissurantes en fusion qui se dessinent tout au long de son enveloppe, et son aura qui devient visible aux yeux de tous. Ce qu’il renferme se dévoile, et nous montre un tout autre visage : ce petit caillou perdu dans le froid n’est autre qu’un être ailé, appartenant à un monde que l’on refuse d’imaginer. Qui accepterait de reconnaître l’existence même d’un démon ailé, caché dans l’innocence d’une nature qui nous apporte sérénité ?
… n’est pas toujours espéré.
Je vous propose un croquis rapide de cette scène de fin.

Voici cela comme la suite de mon animation sous Blender, qui prendra peut-être vie un jour.
Prenez soin de vous,
Lulu

