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Thème

02-Miniature

La lumière revenait,

Dans la douleur de sa presque mort, le jeune homme vacillait entre conscience et sommeil. Il ne savait rien de là ou il pouvait bien être mais la plus importante des conditions était rempli : une personne prenait soin de son état lamentable. Difficilement il se remémorait diverses choses son esprit filant à travers ces images du passé a défaut de pouvoir revenir pleinement au monde.

Ses pérégrinations mentales le ramenèrent a l’enfance. Période bénie ou le monde est plus simple. Ou la miniature de celui que tu visites chaque jour dans ton village natal peut paraître infini. Il était à nouveau dans ce corps aussi frêle que minuscule et se revoyait dans ses journées passé a cet endroit. Pas de prise de parti, la guerre comme information lointaine ramené par ceux qui passaient par là à dos de cheval. Le cheval une bête immense pour un enfant, il ne pouvait s’empêcher de se revoir dans l’écurie se cacher des adultes dans les box et se jeter du haut des toits dans les gros ballots de foins évitant soigneusement de sauter du mauvais bâtiment pour ne pas se faire mal en entendant les autres crier pour qu’il le fasse. Il se souvenait de ce moment ou l’un du groupe avait tenté la chose. Il avait sauté dans le tas de foin de quelques mètres a peine plus haut mais le cri de douleur a l’impact avait perforé les tympans du village entier. Le pauvre avait de son souvenir mis des mois à quitter son lit sans douleur.

Il se souvenait du chasseur, un homme vif et svelte, toujours discret et poli qui semblait avoir des oreilles tel que le vent lui parlait. L’homme était toujours aux aguets. Le jeune homme ne pourrait jamais oublier ces chasses avec l’homme que les bois avaient formé. Cette précision, cette concentration cette sensation que l’homme n’appartenait pas a la civilisation. D’aucun aurait juré que le chasseur était une double personne. En ville l’homme semblait aussi éteint que nerveux. Maladroit et craintif il ne paraissait jamais autrement que sur le qui vive. Mais une fois en foret, la bête s’éveillait. Tous ses sens en éveil plus un détail ne passait devant son regard. En un éclair ce vaillant personnage pesait le pour et le contre et analysait chaque petit détail pour en arriver a sa proie. De là la traque s’annonçait et le gaillard changeait à nouveau. De la vivacité du vent il passait a l’immobilité de la pierre avant de conclure la chasse d’un éclair bandé de son arc.

Le jeune homme se revoyait ensuite suivre la viande du chasseur. Il débarquait derrière le cadavre frais dans les cuisines. Il adorait cet instant ou les gens déjà bien affairé voyait la liste des impératifs s’allonger. Un mélange serein de terreur et d’habitude a l’idée de ne pas tenir le rythme. Le jeune homme se posait la et regardait. Ce qui le fascinait c’était qu’il ne savait pas s’il observait le bourdonnement désordonné des abeilles autour de leurs ruches ou le travail méticuleux des fourmis. Bien souvent contre son gré il finissait pris dans la danse « va me chercher ci » « va me trouver ça » « cherche bidule j’ai besoin de lui ». toujours des ordres lancé à la va-vite dans l’excitation maximale de la pièce qui contrastait avec le passage hors de celle-ci pour filer trouver l’anarchique liste de courses que chacun avait fait fuser dans la pièce. Le retour au silence des pièces autour et au calme qu’elles impliquaient auquel le jeune homme goûtait autrement lancé sur ses petites jambes emplis d’adrénaline.

Enfin la journée se finissait dans le grand salon du centre du village. Il revoyait cette pièce, un immense dôme aux fondations de pierre qui transitionnait vers de majestueuses cimes de feuillages. Le tout surplombé de la colonne de fumée qui annonçait le repas. Il revoyait ces instants de bonheur ,ce frisson lorsque la cuisine non loin faisait retentir la cloche signal d’un appel, d’un besoin de bras. Il revoyait ces adultes tourbillonner autour de lui dans des va-et-vient de bras empli de plat. Et puis le repas où il se jetait sur le premier siège possible. Il adorait faire ça et finir avec chaque jour des adultes différents. Entendre différentes conversations différente manière de voir le village qui pour eux semblait si petit.

« tu m’entends ? »

Une voix. Inconnue. Et à l’entendre certainement pas du coin.

« ces sonorités ? Cette langue ? Mais alors l’homme qui me soigne ? » se mit à penser le jeune homme. Il se sentait soudain partagé. Il était entre la terreur d’être devenu prisonnier de guerre blessé a ce point et la fascination alimenté par ce souvenir de ce lui miniature curieux du monde infini de son village.

Voici les aminals, des créatures miniatures amicales. Elles résident dans les nombreuses marges de mes notes et effectuent toutes sortes d’activités rigolotes : planche à voile, chant, skateboard …

Il existe actuellement quatre types d’aminals :
– Les Chevals : Créatures bancales et agiles
– Les Serpillères : Créatures généreuses et charmantes
– Les Piedthons : Créatures peureuses et vindicatives
– Les Mahous : Créatures bruyantes et calmes

( BONUS : révisions mathématiques )

Bonjour ? En fait c’est mon tour… Et… j’ai dessiné en tout petit. J’ai pour habitude de dessiner en petit, et de rajouter des détails durant la phase de couleur, et surtout de faire les fonds de mes travaux directement en couleur pour donner un côté très peinture. Le problème étant le manque de temps que j’ai alloué à ce dessin (et c’est presque intégralement ma faute), et le fait qu’en réalité, il n’est pas complet. J’ai une autre partie à faire qui compose le plan dans son ensemble. Ce qui pourra éventuellement donner quelque chose de jolie, ou juste une croute. On verra. On verra surtout avec la couleur quand je la ferais. Soit je fais la seconde partie pour la semaine prochaine, ce qui peut être cool, soit je fais quelque chose de plus « sexy » parce que j’en ai envie aussi. On verra.

Musique : Daydreamer – AURORA

C’est la première fois que je fais le portrait d’une figurine miniature (c’est un légo).
C’était amusant de mettre une image de galaxie sur un écran pour faire un fond cohérent avec le personage.
Au final, le plus gros du travail auras été la gestion de l’éclairage de la scène.

         EXIF : f/8 ½s ISO320 150mm
     Objectif : Irix 150 mm f/2,8 macro
      Boitier : Canon 70D
Développement : ART [Another RawTherapee]

Bonjoir !

Habituée de la photographie macro, je me suis imaginée un monde où les éléments naturels (et moins naturels) ont un autre rapport les uns aux autres. Et si finalement, tout ce que l’on voit autour de nous se modifiait et que l’on devenait un élément miniature d’un monde familier si différent ? Je suis certaine que le monde en serait toute différente.

Chochobisous,
Lulu

Bonjour à tous !

Pour le thème « miniature » j’ai voulu quelque chose de personnel. Et en ce moment j’ai deux amies très chères qui attendent un enfant et qui m’envoient des nouvelles du futur bébé régulièrement, et notamment sa taille qui est de moins en moins… miniature, vous l’avez.

Alors voilà, comme ça ce sera plus simple pour jusqu’à la fin de la grossesse : voici un outil qui permet de calculer avec une précision phénoménal la taille d’un foetus selon la semaine de grossesse. 👶

Ça m’a fait grave plaisir de travailler sur cette petite expérience interactive.

👉 Tester l’expérience interactive

Pour le fun, voici tous les assets créés pour ce petit truc :

Bisous !

Menica

Je vous propose cette semaine un écrit, parlant d’accident scientifique dans un monde d’urban fantasy. J’avoue que j’ai laissé la plume filer, je ne m’attendais pas à écrire autant pour une mini-histoire.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Comme j’arrive plutôt bien à me servir de mon téléphone maintenant, il faut que je poste ça quelque part : j’ai l’impression que j’ai fini par me résigner à vivre en faisant 15cm de haut.

Je viens de cocher la date du jour dans mon agenda en prenant une mine de critérium à deux mains, proportionnellement semblable en longueur à une branche d’arbre pour un humain normal, bien que, certes, un peu plus fin. J’ai tellement pris l’habitude que c’est apparemment devenu un réflexe de me laver mes mains (pleines de carbone à cause de mon crayon de fortune) dans ce bouchon de bouteille qui me sert d’évier. J’ai eu un moment soudain où j’ai pris du recul sur ma situation, je me suis dit « wow, tu commences vraiment à te faire à cette vie ». C’est pour cela que je me suis dit qu’il fallait que j’écrive à ce sujet. Je suppose que c’est principalement pour vider mon sac… Bon, allez, ça me fera du bien.

(suite…)