Tobar était allongé sur sa paillasse bas de gamme qu’il avait acheté pour trois fois rien a l’aubergiste, a ce prix-là il était déjà étonné que ça soit une pièce dédiée et pas un dortoir ou on s’entasse. Mais peu lui importait il n’était pas là pour profiter du décor.
Se remémorant la scène ou on lui avait commandité un meurtre il observait la course du soleil attend que faillissent ses derniers rayons. Il revoyait le visage de ce garde
« occupez-vous de ce gars et je vous jure que vous n’aurez pas à vous en faire pour un loong moment. »
Qu’il lui avait dit après avoir vu l’aisance de notre protagoniste à découper une pomme sur un étalage. Tomar avait réagi hilare, qu’est-ce que c’était que ces conneries ? Puis ça serait si facile de se défausser sur lui et de le jeter en prison si ça tournait mal. Le truc c’est que le garde avait commencé a se faire menacant. Visiblement c’était pas prévu de dire non. La taille de la masse a la ceinture du garde s’assurait du résultat de l’entrevue.
Grinçant des dents, tournant et se retournant dans sa couche en attendant le moment fatidique ou le soleil disparaîtrait Tobar se sentait mal à l’aise. Devait-il vraiment jouer a ce petit jeu ?
La lumière qui passait par la fenêtre commençait à fortement diminuer. Tobar continuait à tergiverser quand un homme en haillons noirs profond, voûté et a la peau tirée et grisâtre fit irruption dans sa chambre.
« bonjour jeune homme. Fit-il refermant la porte. Ou plutôt devrais-je dire assassin en herbe, n’est-ce pas ?
— mais qu’est-ce que ? Fit Tobar choqué se redressant brusquement de sa couche.
— Oh du calme mon jeune ami. Je viens vous former a l’exercice complexe que vous souhaitez accomplir, je suis la sur offre de votre commanditaire. S’expliqua-t-il. On ne s’improvise pas meurtrier. Et vous avez mis les pieds dans quelque chose qui vous dépasse. Savez-vous seulement qui vous visez ? Ricana-t-il
— un gars que j’ai besoin de voir mort pour pas finir avec ma cervelle sur la masse d’un garde. Siffla Tobar
— hihihi vous êtes bien vague mon jeune ami. Vous ne me faites pas confiance. S’amusa le filiforme face a Tobar.
— J’ai aucune raison de le faire, vous êtes au courant de choses que vous n’êtes pas censé connaître. Rétorqua tobar. La main glissant vers son arme
Allons si j’étais un ennemi je ne me serais pas amusé à me compromettre dans cette description. J’aurais balancé l’aubergiste au garde pour couverture de criminel. Je vois d’ici la jolie pièce d’or que j’aurais pu y récupérer sans trop d’effort, après tout je n’ai jamais connu d’aubergistes pleinement conscient de ceux qu’ils hébergeaient. S’amusa l’homme gris
— bon ça suffit les plaisanteries, vous voulez quoi ? S’agaça Tobar
— ce que je veux, mais que ton assassinat ait lieu voyons, n’est-ce pas évident ? Roucoula l’homme
— et comment vous comptez m’y aider ? Grogna Tobar
— oh mais très simplement, en vous conduisant dans les rues de cette ville, je sais quel est le véritable but de votre manœuvre, vous n’avez pas réellement a abattre votre cible n’est-ce pas ? Fit l’homme avec un sourire complice.
— comment ça ? Le garde m’a bien dit qu’il voulait que je le tue ? S’intrigua Tobar
— oui mais la preuve de sa mort ? Il n’a de ce que je sais pas demandé la tête ou même de cheveux, il veut « le gros cristal qui dénote toujours des tenues bariolées » et un bijou ça se récupère sans effusion de sang.
— d’accord mais si le garde apprend que j’ai fait le travail qu’a moitié je vais finir avec une massue dans le crane moi.
— mon cher, vous manquez cruellement de jugeote, si lui le veut pensez-vous vraiment qu’il est le seul ? Je connais une demi-douzaine de vicomte qui sont tous éperdument jaloux de ce bijou porté par un philistin inconscient de ce avec quoi il se pavane, le leur vendre serait d’une aisance absurde. Et l’argent est un excellent protecteur. Avec tant d’argent vous pourriez ouvrir une échoppe sur un thème de votre choix et ainsi lancer un commerce qui vous fournirait un statut protecteur. S’attaquer a vous en simple garde reviendrait à se mettre a dos le vicomte du coin ou peut être même le comte lui même si vous veniez à être doué. Exposa le phasme
— ah ah moi me baladez en gérant d’échoppe ? Elle est bien bonne celle-là. Ricana tobar
— mon bon monsieur il vous suffit de la bonne ruelle et de ce coutelas qui vous a mis dans cette embrouille pour gagner gros. Tout ce que je propose c’est de boucher l’autre bout de la ruelle et de vous prendre 20 % de ce que vous en tirerez chez l’un des vicomtes intéressé. »
— un partenaire de crime ? L’idée me plaît, ça solidifie mes chances et donc réduit celle que mon sang décore la chaussée de la place du marché. Quel est ton plan ? tu sembles savoir mieux que moi commence fonctionne ces choses-là. S’enquit Tobar